Atelier d'écriture de Sylvie Dambrine

Découvrez l'atelier d'écriture en ligne de Sylvie Dambrine (certifiée animateur d'atelier d'écriture : Éveilleur-d'idées).
C’est avant tout la joie de se retrouver tous les mardis sur le site Internet pour prendre connaissance du sujet de la semaine et des réponses à celui de la semaine précédente. Ces derniers, aux idées parfois vagabondes font surtout appel à votre imaginaire ou à des souvenirs accrochés à l’attrape-rêve.
Cet atelier est amical ! On est dans la bienveillance, pas de meilleur ni de moins bon. C’est un moment de partage ouvert à tous.
La phrase "certifiée animateur d'atelier d'écriture : Éveilleur-d'idées" signifie que Sylvie Dambrine a reçu une certification pour animer des ateliers sous le titre d'Éveilleur-d'idées. Cela implique qu'elle est qualifiée pour stimuler la créativité et l'innovation chez les participants de ses ateliers.
267e
Dans les journaux on commente : un flocon de neige si gros... si gros qu'en tombant un jour il avait fait la nuit... les gens désorientés...

Sylvie Dambrine vous propose chaque mardi une nouvelle idée d'expression.
Les textes soumis sont limités à 40 lignes maximum et doivent être de votre propre plume, sans recours à l'intelligence artificielle.
Toutes les propositions d'écriture de Sylvie Dambrine sont protégées par la SACD.
La participation à cet atelier est gratuite.
Veuillez signer vos écrits par votre prénom et préciser le numéro de votre département.
Un échange avec Sylvie, un conseil sur votre écrit, contactez
Vos réponses :
Déposant négligemment dans la main gantée du voiturier la clef de sa superbe décapotable, plus un billet de cinquante euros finement plié… notre célèbre star pénétra fièrement dans le hall du palace de la Croisette, sachant l’effet qu’il produisait, s’en délectant avec amour..
Au garde-à-vous le concierge lui remit le passe de sa suite royale, et le liftier lui ouvrit avec empressement la porte de l’ascenseur.
Entrant dans le somptueux appartement il lança sa veste de lin sur un fauteuil Louis XVI tapissé de soie précieuse, puis se dirigea immédiatement vers le bar en acajou sur lequel trônaient plusieurs carafes remplies de whiskies et autres alcools de grande qualité.
Il se remplit généreusement un grand verre en cristal, puis ouvrit la large baie vitrée dominant la charmante baie de Cannes.
Il se rendit compte que sur la terrasse voisine se trouvait une ravissante jeune femme qui se faisait dorer au soleil, allongée sur un transat et sirotant calmement un cocktail de fruits.
Je revenais vivement du marché où, après lui avoir fait les yeux doux, le poissonnier m'avait donné deux belles têtes de saint- pierre et de merlan qui feront la base de ma bourride. Il faisait chaud ce jour-là et l'odeur avait attiré le couple incestueux des matous du voisin. La mère et le fils tricottaient des papattes derrière moi ne quittant pas des yeux ceux des deux poissons au travers du filet quasiment hypnotisés . En arrivant , après avoir accroché ma veste je libérais Auguste mon boxer français qui s'engouffra dans le couloir, me bouscula en se précipitant vers la sortie en hurlant. Auguste n'aime ni le poisson ni les deux chats siamois polissons ! Des sournois autant que complotistes qui passent leur temps à lui faire des taquineries !
Arrivée à mon domicile sur les chapeaux de roues, j'entre en coup de vent dans le couloir où je suspends ma veste. Accroché à la patère un ciré rouge m'interpelle en même temps que monte à mes narines un parfum suave de lavande, dont l'odeur désuète m'écoeure un peu. Tenaillée par la soif, je n'aspire qu'à avaler un grand verre d'eau, et ce faisant, mon regard se porte vers le plafond où un ventilateur à larges pales est fixé... C'est alors que tout se bouscule dans ma tête, à deux doigts de m'étouffer en réalisant que je ne suis pas chez moi mais chez mes voisins carnos maisons sont jumelles !
Harassé de sa journée de travail, las des transports en commun, il avait voyagé debout, la tête ailleurs emplie de soucis.
Enfin son immeuble, c’est à peine s’il remarqua la taille sévère des grands arbres.
Il franchit, dos voûté, la porte d’entrée, s’engouffrant dans l’ascenseur. Sur le palier il se dirigea vers sa porte non verrouillée. Entré, il mit au clou son vieux chapeau mou, pendit son pardessus fatigué. D’un geste automatique, il se saisit de la carafe au liquide ambré, se servit un doigt dans un shot dont il lampa quelques gorgées. Etonné, il ouvrit de grands yeux, observa à la lumière le liquide doré. Se saisissant de la carafe, il l’observa comme hypnotisé. D’où sortait cette dernière ? Quel parfum sublime, il en avait les yeux humides. De contentement il en claqua la langue !
Assis sur le canapé, un verre de whisky à la main, il se souvint de la lettre déposée dans la poche de son pardessus. Il lui fallait juste se lever, retourner dans le vestibule et la retirer de la poche.
Il se sentait si fatigué que les quelques pas menant vers le porte manteau lui paraissaient insurmontable. Bientôt, il faudrait passer à table, reprendre contenance après les péripéties de la journée. Les enfants galopaient autour de lui comme des poneys sauvages. La vie était pour eux un cirque permanent, sauts cris bagarres et réconciliations.
Il allait se servir un verre quand il se rendit compte que son poisson rouge avait le ventre en l'air. Un animal de compagnie dans son bocal, trop tard pour lui faire un bouche à branchies, raison de plus pour se servir quelque chose de fort ! Mais, était-ce bien raisonnable ? Quelqu'un aurait pu s'introduire chez lui, empoisonner sa boisson. Subito presto, il remit son pardessus, téléphona au vétérinaire : c'est pour une urgence, j'arrive !
