Au jeu de la roulette des LENDEMAINS QUI CHANTENT j’ai tiré un voyage d’une journée pleine de promesses ! J’exultais !
Lorsque je voulus en savoir davantage, on me fit comprendre que la surprise faisait partie du jeu.
Je voyageais dans un petit avion dont le pilote serait aussi mon guide.
A l’arrivée il prit mon sac et mon bras pour me conduire vers la sortie de l’aéroport. Et là, j’eus l’impression d’entrer dans un jeu de figurines pour enfants. Cette cité se nommait à juste titre Minusville. Les habitants se déplaçaient à la vitesse du vent, pas de voiture mais des trams pas plus grands que les trains électriques de mon frère. Un endroit presque sans bruit. C’était un peu angoissant. A cela s’ajoutait la crainte de ne pas les écraser en marchant. Pour eux, nous étions des géants et quand les gens nous regardaient, ils renversaient leur tête, mettaient la main en visière comme si nous étions loin... loin...
Nombreux hommes et femmes assis sur le sol chantaient à mi-voix. Ils maniaient l’aiguille en brodant des perles nacrées multicolores et des fils d’or sur des tissus de soie. Une splendeur tant leurs points étaient minuscules, de vrais bijoux.
La distance qui nous séparait de Minuscule-ville fut parcourue en une centaine de pas. Un vrai jeu de lego que tous ces petits immeubles de couleur qui entouraient une placette au milieu de laquelle un fontaine projetait une eau rose délicieusement parfumée. Nous n’avons pu que contourner ce ravissant pays, de crainte de faire des dégats. A peine si on osait respirer de peur que notre souffle provoque une tornade.
Vers la fin de l’après- midi nous regagnâmes notre biplace avec l’impression d’être dans un Airbus ! Si la journée fut saisissante, je me méfie depuis des lendemains qui chantent si aguichants et des surprises en général !
🐭La Souris 83
