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Un parfumeur surdoué, dispose d’un odorat quasi surnaturel, un véritable génie dans son art. Son cerveau classe tout : 150 000 substances identifiées, 300 000 associations. Il était un as dans son métier, un nez d’exception. En vieillissant, il a l’impression de perdre une infime partie de ses aptitudes. Perfectioniste, cela est déjà trop pour ne pas envisager autre chose.

Rolland, c’est son nom, se fait engager dans la police scientifique. Un chien peut suivre une piste sur des kilomètres pour retrouver le porteur d’une odeur particulière. Un homme comme lui, doué d’hyperosmie, odorat ultime, analyse les scènes de crime par l’odeur. Il les associe entre elles, les relie à différents contextes humains.

Rolland est un enquêteur doué. Sur une scène de meurtre, pourtant nettoyée, il décèle une odeur résiduelle de chloroforme mélangée à de la menthe poivrée. Cette association rare lui rappelle un ancien anesthésiste qui utilisait des pastilles mentholées pour masquer l’odeur des solvants. Grâce à cela, l’assassin est retrouvé.

Il est également capable de remarquer une micro-variation de l’odeur corporelle d’un suspect. Son stress augmente soudainement l’acidité de sa peau. Cette réaction l’amène à pousser l’homme dans ses retranchements jusqu’à obtenir un aveu.

Lorsqu’une victime est retrouvée dans un appartement rempli de fleurs, il repère une note florale de tubéreuse sauvage qu’on ne trouve que chez un seul fleuriste de la ville. Les policiers ont pu remonter la piste du tueur grâce à cet indice.

Roland se fige en arrivant sur une scène de crime. Une vieille dame baigne dans son sang. Son visage n’a plus forme humaine. Il a fait l’objet de coups violents répétés. La fragrance portée par la victime, toujours perceptible pour lui, déclenche chez un trouble majeur : il la reconnaît émotionnellement, mais pas cognitivement. Cette odeur, il l’a rencontrée un jour…

En découvrant qu’il lui manque cette seule odeur dans un palette presque infinie, celle qui déclenche chez lui une angoisse mystérieuse, Rolland comprend que ce souvenir effacé correspond à un évènement traumatique refoulé. Il mène alors une enquête olfactive pour reconstituer cette mémoire perdue. Il passe l’appartement au peigne fin. Dans la salle de bain, l’odeur d’un bâton de rouge à lèvres attire son attention. Il se souvient de la bouche ainsi maquillée qui se posait sur ses joues, son front. Ça lui revient !

Sa nourrice. Le mari violent, avec sa femme et les enfants qu’ils avaient en garde. Les coups qu’il a reçus à l’âge de deux ans. Le procès intenté par ses parents et sa nourrice contre cet homme. Il a connu la prison pendant des années puis s'est expatrié au canada. Le vieil homme est-il revenu se venger de son ex femme, si longtemps aprés ? L’enquête le dira, Interpol est déjà sur sa trace.

Cette affaire permet, par hasard, à Rolland de se souvenir de son plus grand secret. Sa carrière atypique l’y a conduit, Était-ce son destin ?

Nicolas - Var