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Un dimanche de printemps , la famille nombreuse est embarquée dans la vieille guimbarde pour un pique-nique. Sur la route, en direction du Haut Var, l’heure est tardive, les estomacs grondent, les gargouillis de concert.

Vite garé, au détour d’une place de village. Ce n’est pas très joli mais facile d’accès, des bancs ombragés. La glacière ouverte, les gobelets remplis, tout permait de se rassasier.
Une odeur délicieusement miélée et douce des tilleuls en fleurs est exacerbée par les rayons du soleil. Le insectes polinisateurs se régalent.
Cette odeur lui rappelle les tilleuls de la placette de son école primaire. Toute son enfance lui revient, les jeux de billes avec les copains, le caillou jeté au sol pour jouer à la marelle. Lui, le père de famille retrouve un peu de son insouciance où rien n’était définitif, où les possibles s’imaginaient, une odeur de bonheur simple.

Agnès 83