Le ciel était si bas que tout le monde avançait courbé.
La canicule s’est abattue sur notre région et nous avons des difficultés à respirer.
La préfecture a émis un avis de risque d’incendie majeur et les sentiers de randonnée sont rigoureusement interdits.
Au loin nous voyons des nuages du type cumulonimbus qui foncent dans notre direction, à tel point que dans la demi-heure qui suit, ils seront au-dessus de nos têtes.
Ils sont menaçants et ils le font savoir par de gros éclairs. L’orage détonne à grand fracas et nous fait sursauter. Le spectacle est gratuit, avec féerie garantie.
Ce ballet va durer une bonne heure et nous oblige à rester à l’intérieur d’une vieille bâtisse désaffectée pour nous protéger des risques d’être foudroyés.
Le tonnerre s’étant calmé, les nuages font leur apparition, englobant tout sur leur passage. Le ciel est tout bas, la lueur du jour fait place à la nuit sombre.
Cette apocalypse ne nous effraie pas et nous décidons de sortir, faisant preuve d’héroïsme.
L’obscurité nous envahit, nous contraignant d’avancer à tâtons dans cette purée de pois qui se rafraîchit considérablement. La pluie timidement, s’immisce dans le tourbillon en laissant perler quelques gouttes. Prenant rapidement de l’assurance, ce sont des trombes d’eau qui dégringolent, suivies de grêlons qui au passage cinglent nos visages.
Faisant preuve d’ingéniosité, nous courbons nos têtes afin de présenter nos cuirs chevelus moins sensibles à l’impact des grêlons du fait des cheveux ou moumoutes qui servent d’amortisseurs.
Fidèle à la citation ; après la pluie, vient le beau temps ;
Le Soleil, momentanément mis à l’écart, brille de tous ses feux et dissout les gouttelettes d’eau en suspension présentes sur la flore.
Les oiseaux très discrets pendant les intempéries, se remettent à chanter et apportent de la gaieté aux passants qui en ont bien besoin.
Sujet 262……………..intempéries………………….André………………..31510……….Labroquere
