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Je mets du gris clair et du gris foncé sur le papier à dessin.
Sans grand talent, je croque ce troupeau de personnes têtes baissées, épaules voûtées, serrées les unes contre les autres.

Le ciel trop présent est plombé. Où tous ces gens se dirigent ils ?, traînent ils leur misère ?, ont-ils perdu leur libre arbitre ?
Je me les imagine ouvriers courant à leur pointeuse un lundi matin sinistre, avaçant sans joie et préférant ne pas trop réfléchir.
Leur usine rejette des fumées noires, le ciel n’est plus jamais bleu, même la pénibilité de leur travail est palpable à travers leur posture.
Songeuse, je repose mon crayon.

Agnès 83